Le 31 décembre, bien des gens prennent des résolutions pour la nouvelle année à venir. Le dernier jour de l’an marque la fin d’une étape, il est comme une borne sur le chemin de notre vie. Le lendemain, une nouvelle étape débute. L’être humain ressent intuitivement l’importance du moment et cherche à éviter de se précipiter dans la nouvelle année sans avoir tiré des enseignements utiles de l’année écoulée.
Les résolutions prises sont qualifiées de bonnes résolutions. Elles visent à s’améliorer soi-même, à devenir meilleur. Elles ont quelque chose de constructif et d’ennoblissant. On ne pourrait guère parler de bonnes résolutions pour quelqu’un qui, par exemple, fomente des projets de vengeance.
Les bonnes résolutions sont reliées à une recherche de perfectionnement intérieur. Elles se concrétisent en des efforts pour faire disparaître un défaut ou développer ou renforcer une qualité, comme l’application, le respect, la générosité, la patience, la tolérance…
Pourquoi cette inclination à prendre de bonnes résolutions ?
L’être humain est un esprit immatériel incarné sur Terre pour développer les facultés qui reposent en lui. Au cours de sa vie, par sa manière d’agir, de penser et par son attitude face à ses semblables et à la nature, il engendre toutes sortes de situations qui lui permettent de voir le bien-fondé ou non de ses décisions.
Les bonnes semailles qu’il a effectuées lui amènent de bonnes récoltes qui l’encouragent à continuer dans cette direction, les mauvaises récoltes l’incitent à changer d’orientation.
Il est donc nécessaire que l’esprit tire régulièrement la leçon des événements qu’il vit, afin de pouvoir se diriger de manière plus adéquate dans le futur. Cet examen est indispensable pour son évolution et, pourtant, souvent il oublie de le faire.
Prendre un peu de temps
Dans le feu de l’action, il ne pense pas à s’arrêter et faire le point. Trop pris dans ses projets, il ne prend pas le temps de tirer le bilan de ses actions. Trop absorbé par les joies et soucis de la vie quotidienne, il ne croit pas être assez disponible pour faire un retour sur lui-même. L’être humain avance ainsi tête baissée, en ne regardant ni à gauche, ni à droite et encore moins en arrière.
Le dernier jour de l’an lui en donne cependant l’occasion.
Christopher Vasey
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