Voilà une question que la science est sûre d’avoir résolue complètement. Il est en effet possible de démontrer l’évolution naturelle et logique qui va de la simple vie cellulaire à la vie végétale, puis du végétal à l’animal. La science peut même décrire avec assez de détails l’évolution à l’intérieur même du règne animal, d’où finalement est issue la race humaine de la terre.
À côté de cette explication sur l’apparition et l’évolution de la vie sur terre, il y a le Livre de la Genèse qui nous décrit l’être humain comme ayant été créé à part, et comme n’étant pas le résultat d’une évolution dans le règne animal. Qui a raison ?
La logique de la théorie de l’évolution des espèces est attrayante. C’est même quelque chose qu’on ne peut pas balayer du revers de la main, tellement ça semble bien fondé. À partir de là, certains considèrent que nous ne sommes rien de plus que des animaux évolués et intelligents.
En visitant un zoo et en nous arrêtant longuement pour observer des singes, il n’est honnêtement pas naturel de nous dire avec conviction que ces animaux sont nos ancêtres et que nous sommes leurs descendants. Nous pouvons certes l’imaginer, mais au plus profond de nous-mêmes, on dirait que cette idée «ne passe pas».
D’ailleurs, essayer de mieux comprendre les réactions et comportements humains en étudiant les comportements de certaines espèces de gorilles, ça nous place encore bien loin de la richesse du vécu, des émotions et de la pensée humaine. Les comportements des singes et des gorilles se rapprochent davantage des autres espèces animales. Par contre, il semble y avoir tout un fossé entre eux et la race humaine qui est censée descendre d’eux.
À partir de ces constatations, nous pourrions nous ranger du côté de ceux qui croient que Dieu a créé directement l’être humain, à côté de l’animal. Mais nous restons quand même perplexes en choisissant cette autre façon de comprendre notre origine. Nous pouvons nous y accrocher par la foi, mais tout n’est pas réglé ainsi. Et, encore une fois, on ne peut pas balancer par-dessus bord tout ce que la science a déjà découvert concernant l’origine de l’humanité.
Dès les années 1920, Abd-ru-shin, l’auteur de l’œuvre spirituelle «Dans la Lumière de la Vérité – Message du Graal» avait déjà résolu cette énigme dans deux conférences intitulées «La création de l’homme» et «La différence d’origine entre l’homme et l’animal.» Ces écrits ont été faits bien avant tout ce que la science a découvert pour confirmer davantage la théorie de l’évolution des espèces.
En lisant ces écrits de Abd-ru-shin, nous découvrons entre autres que par la théorie de l’évolution des espèces, la science voit juste, mais ne voit qu’une partie de l’énigme : la partie visible et accessible à nos sens physiques.
Or, dans l’événement particulier qu’est l’apparition de la race humaine sur terre, il y a bel et bien eu évolution et transformation progressive des corps animaux de primates en corps humains. Mais l’essentiel de l’événement s’est déroulé à un niveau que la science, dans son orientation actuelle, ne peut ni percevoir, ni vérifier.
Avant l’apparition de l’humanité, c’était le règne animal qui était ce qu’il y avait de plus élevé sur terre ; et les primates représentaient le summum de l’évolution dans le règne animal. En même temps, dans l’au-delà, tout près de notre planète, il y avait des germes d’esprit humain en train de s’éveiller à la conscience, de mûrir et de se préparer pour une nouvelle étape de leur évolution : l’incarnation sur terre.
Et, à un moment bien précis de l’Histoire, eut lieu effectivement la première incarnation de nombreux germes d’esprit humain sur terre.
En observant ce phénomène d’un point de vue purement terrestre, c’est-à-dire, dans la façon dont il nous paraît physiquement, l’apparition de la race humaine a l’air d’un grand pas en avant dans l’évolution du règne animal ; et ça donne vraiment l’impression que l’être humain descend du singe.
Mais vu de l’au-delà, le tableau est différent : dans les corps des primates les plus évolués s’incarnaient, jusqu’à une époque bien précise, des âmes animales de primates. De génération en génération, ils ont pu perfectionner leur corps jusqu’à un certain point : un point maximum, au-delà duquel ils ne pouvaient plus aller.
Alors, tout était prêt et mûr pour un événement nouveau : dans la lignée de ces primates, se sont mis à s’incarner, non plus des âmes animales de primates, mais des âmes humaines avec un noyau spirituel. Les âmes de primates qui s’y incarnaient jusque-là étaient au sommet de leur maturité, tandis que les âmes humaines nouvellement incarnées dans ces corps animaux étaient immatures et au début de leur évolution.
Et alors, au cours des millénaires qui ont suivi, les corps de primates dans lesquels s’incarnaient maintenant des âmes humaines ont évolué pour devenir ces corps humains que nous connaissons aujourd’hui, des corps qui sont d’ailleurs une copie rudimentaire de l’apparence qu’a l’âme humaine, lorsqu’elle est dans l’au-delà. Et même, au cours de ces millénaires, la lignée humaine a pris une distance considérable des habitudes et des comportements animaux des primates, grâce à ses mœurs, sa façon de penser, sa façon de communiquer, ses valeurs, son niveau de conscience.
En fin de compte, ceux qui se rallient à la théorie de l’évolution des espèces ont raison en ce qui concerne l’évolution au niveau des corps physiques, donc au niveau de ce qui nous est apparent, visible et mesurable.
Ceux qui croient que l’être humain a été créé directement, à côté de l’animal, ont raison eux aussi tant qu’ils parlent du noyau de l’être humain, de sa nature profonde, donc, de ce qui survit au corps physique, après le décès.
L’âme de chaque espèce animale évolue sur terre en perfectionnant ce qu’elle est et elle ne se transforme jamais en une autre espèce. L’âme humaine, elle, commence son évolution en tant que semence spirituelle ; elle doit perfectionner ce qu’elle est, faire épanouir ses riches possibilités et ses talents. Elle doit devenir un esprit humain accompli.
Il est donc normal de ne pas se sentir apparenté à l’animal que nous nommons «singe» ou «primate» ; nous sommes fondamentalement différents de lui, d’une tout autre nature ; nous habitons certes un corps qui descend de lui, mais nous portons en nous un autre genre d’âme, une âme qui est, dans son essence profonde, de nature spirituelle.
Guy Poulin
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