Compétitions sportives : pourquoi vouloir être le premier ?

Les compétitions sportives sont le théâtre d’une lutte acharnée pour la première place. Au vu du temps et de l’énergie investis par les concurrents, ainsi que de tous les sacrifices qu’ils ont consentis, le but de cette lutte doit vraiment en valoir la peine. Il doit être exceptionnel et amener de grands bienfaits.

Quel est ce but ?

Une compétition est la recherche simultanée par plusieurs personnes d’une seule et même chose : gagner, être le premier. En effet, par définition, le but d’une compétition n’est pas d’arriver 70e ou 30e, mais le premier. Celui qui n’atteint pas ce but a en quelque sorte échoué. Qu’il pense qu’il en est bien ainsi se montre par le fait qu’il s’entraînera d’autant plus pour essayer d’atteindre la place suprême. Pratiquer ne suffit pas, pas plus que de bien faire, il faut être le premier. Cependant, vouloir être le premier signifie vouloir être le meilleur, vouloir être au-dessus des autres. À part l’intérêt financier, qui est peut-être la motivation de quelques concurrents, mais certainement pas celle de la majorité, qu’y a-t-il de si attirant et de si bénéfique à être le premier ?

Dans la vie quotidienne aussi

Dans nos relations avec les autres, que ce soit en famille, dans le monde professionnel ou envers la société en général, le désir d’être le meilleur est aussi présent. Il se concrétise dans le besoin de toujours mieux savoir que les autres, d’être plus compétent, plus fort, plus beau, plus…

Celui qui est le meilleur est cependant au-dessus des autres, à part et seul. Son «succès», il est seul à en profiter, les autres n’en tirent aucun avantage. À bien y réfléchir, à quoi d’autre lui sert-il, si ce n'est à son ego et à sa vanité ?

S’améliorer, un besoin légitime

Chercher à s’améliorer est quelque chose de légitime. C’est même quelque chose d’indispensable pour l’être humain. D’après les connaissances spirituelles, il est un esprit originaire du plan spirituel, le paradis. Il parcourt les plans de la création afin de développer les facultés qui sont en lui dans le but de remonter au paradis en tant qu’esprit accompli. L’esprit a un haut potentiel en lui, mais celui-ci doit encore être épanoui. C’est donc un devoir pour l’esprit humain de s’améliorer, de lutter pour faire mieux. Il s’agit cependant d’une lutte contre lui-même, pas contre les autres.

En fait, plus un esprit évolue, moins il tire de satisfaction dans le fait que d’autres soient moins bien placés que lui. Au contraire, pour lui, une «première place» ne serait désirable que s’il peut la partager avec beaucoup d’autres.

Christopher Vasey

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