Le plexus solaire : son rôle n'est pas que matériel

Le corps humain possède de nombreux plexus, ou ganglions nerveux, mais de tous, le seul qui soit connu du grand public est le plexus solaire. Alors que les plexus se limitent à agir sur les organes, le plexus solaire est le seul auquel la croyance populaire attribue un rôle au niveau des émotions et de la vie psychique. Est-il erroné de penser que son rôle dépasse le plan de la matière ou cette manière de voir correspond-elle à la réalité ?

Un rôle qui dépasse la matière

Les plexus sont des carrefours de nerfs qui se rejoignent en une sorte de petite centrale où ils communiquent entre eux, alors que normalement chaque nerf est séparé des autres et travaille individuellement. En tant que centrale, les nerfs des plexus coopèrent pour régler des fonctions organiques précises. Les plexus appartiennent par conséquent au système nerveux neuro-végétatif qui est responsable du fonctionnement des organes et non au système nerveux central, responsable des mouvements et de la transmission des informations provenant des cinq sens.

Le plexus solaire, qui se situe au niveau du creux de l’estomac, devrait donc uniquement avoir une action sur les organes qu’il innerve, à savoir le foie, le pancréas, les reins, l’estomac et les intestins. Or, on dit de certaines personnes qui ont de la peine à respirer librement à cause de tensions nerveuses qu’elles ont leur plexus solaire crispé ou bloqué, alors que la respiration ne relève pas des fonctions du plexus solaire ! Dans le même ordre d’idées, des massages du plexus solaire et l’application de cataplasmes sur la région où il se trouve engendrent une détente profonde qui s’étend à l’organisme dans son entier, ce qui dépasse à nouveau de loin ce que permettraient les fonctions physiologiques qui sont les siennes..

Le plexus solaire semble donc effectivement avoir un rôle plus étendu que celui qu’on lui attribue habituellement. Un indice supplémentaire qui va dans ce sens nous est donné par sa constitution anatomique. Normalement, les centres nerveux où s’élaborent des «décisions», le cerveau par exemple, sont gris en surface (la matière grise du cerveau) et blanc à l’intérieur. Cela provient de ce que les corps cellulaires où s’élaborent les décisions et qui sont de couleur grise, sont disposés à l’extérieur et les filets nerveux blancs (les axones et dendrites) responsables de la réception et de la transmission de messages, à l’intérieur.

Dans le plexus solaire, la situation est à l’opposé de celle du cerveau : la substance blanche est à l’extérieur et la substance grise à l’intérieur. Cette organisation particulière des cellules du plexus solaire fait de lui un organe plus orienté vers la réception et la transmission que vers l’élaboration.

Ce que transmet le plexus solaire est connu : ce sont des informations en provenance des centres directeurs du système nerveux végétatif. Mais pour remplir ce rôle, il n’est pas nécessaire que sa substance blanche soit placée en surface. Si elle l’est, c’est que chez lui la fonction de réception est très importante. Mais de qui reçoit-il des impulsions, puisque n’appartenant pas au système nerveux central, il ne reçoit rien des cinq sens ?

Pour une autre approche du plexus solaire

Cette question reçoit une réponse tout à fait inédite dans le Message du Graal. Il y est en effet dit que le rôle du plexus solaire est de réceptionner les informations et décisions en provenance de la partie immatérielle de l’être humain : son esprit. Ceci, afin de pouvoir les transmettre à la partie matérielle de l’homme : son corps physique, plus précisément à son cerveau, le centre de sa conscience diurne.

Le centre de la personnalité humaine est bien en effet son esprit immatériel, alors que le cerveau n’est qu’un outil à sa disposition. Il n’est d’ailleurs qu’un des nombreux outils dont dispose le corps physique que l’esprit reçoit pour la durée de son incarnation. Or, pour qu’une information en provenance de l’esprit puisse gagner le cerveau, il faut une voie d’acheminement. Dans le corps physique, cette voie débute au niveau du plexus solaire, qui est ainsi en quelque sorte «la porte d’entrée» de l’esprit dans le corps.

Cette vision des choses résiste-t-elle à l’examen des faits?

Anatomiquement, la chose est tout à fait possible. Le plexus solaire se trouve en effet placé entre les branches ortho- et para-sympathiques du système neuro-végétatif. Ces deux branches sont formées à partir de la dixième des 12 paires de nerfs crâniens, la seule paire d’ailleurs qui n’innerve pas la face, mais descend dans l’abdomen. Comme leur nom l’indique, les nerfs crâniens proviennent de la boîte crânienne, en l’occurrence du tronc cérébral, sur lesquels sont branchés le cerveau et le cervelet. Une voie nerveuse existe donc bien entre le plexus solaire et le cerveau et cette voie serait à même d’être utilisée comme voie d’acheminement.
Mises à part les raisons anatomiques citées à l’instant, l’expérience vécue de chacun montre aussi qu’il est tout à fait plausible que le plexus solaire soit la porte d’entrée de l’esprit. En effet, les fortes impressions qu’il transmet — joie, peur, amour — et qu’étant incarnés nous ressentons dans notre corps, nous ne les ressentons pas au niveau de la tête — dans notre cerveau —, mais bien au creux de l’estomac, au niveau du plexus solaire. Des expressions courantes témoignent de ce ressenti : lorsque quelqu’un est effrayé, on dit qu’il a la peur au ventre ou qu’il a l’estomac noué ; s’il manque de courage, qu’il n’a rien dans le ventre. Le ventre est mentionné — parfois le cœur : «avoir un coup au cœur» par exemple —, mais pas la tête ou le cerveau. Et pourtant, ces organes — cœur et ventre — ne sont pas concernés. Il se trouve seulement qu’ils sont situés à proximité du plexus solaire.
Le plexus solaire est également l’endroit où, d’après les descriptions non plus des anatomistes, mais des voyants, débute le cordon d’argent qui maintient ensemble le corps et... l’âme. Le cordon d’argent est une sorte de cordon ombilical de matière éthérée, qui permet à l’âme de vivifier le corps physique.

L’existence du cordon d’argent et son rôle sont confirmés par la Bible, puisque dans l’Ecclésiaste (12,6) la rupture du cordon est décrite comme entraînant la séparation du corps et de l’âme, c’est-à-dire la mort.

Si la liaison de l’âme avec le corps se fait bien par l’intermédiaire du cordon d’argent aboutissant au niveau du plexus solaire, cela devrait pouvoir se ressentir de temps à autre, dans des conditions particulières.

C’est effectivement le cas, par exemple, chez certaines personnes très sensibles que l’on tire brusquement du sommeil. Chez elles, la liaison entre l'âme et le corps, liaison qui se distend pendant le sommeil, se rétablit avec la même violence que le réveil et leur devient sensible précisément au niveau du plexus solaire. Elles ressentent une impression de tension et de chaleur à ce niveau et disent même parfois qu’elles se sentent réintégrer leur corps, non pas globalement, mais par la région du plexus solaire.

Une expérience vécue telle que celle décrite à l’instant n’a avant tout de valeur que pour la personne concernée. C’est pourquoi nous allons en mentionner une autre plus courante qui montre qu’inconsciemment — par la force des choses — nous savons parfaitement où se situe la porte d’entrée de l’esprit dans le corps. Cela se révèle dans un geste inconscient que nous effectuons lorsque nous sommes interpellés et que nous voulons vérifier si c’est bien nous qu’on appelle. Nous nous écrions en effet : «qui ? moi ?» et notre main se dirige automatiquement, non vers notre cerveau, mais vers la région de... notre plexus solaire.

Cette connaissance nouvelle sur le rôle du plexus solaire peut nous aider à mieux nous connaître. Notre vie ne se déroule pas entièrement dans notre tête. Si nos pensées sont bien issues du cerveau, il n’en va pas de même avec l’enthousiasme, la volonté, l’amour, la persévérance... toutes ces facultés de l’esprit que nous ressentons dans la région du plexus solaire.

Christopher Vasey

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