Les travaux de la Commission sur le droit de mourir dans la dignité ont eu lieu à Québec, il y a quelques mois. Plusieurs spécialistes et médecins ont été invités à prendre la parole sur ce sujet, mais déjà, on constatait qu’ils n’avaient pas la même définition de ce qu’est l’euthanasie.
Certains pensent que donner une sédation plus grande ou cesser un traitement important est une forme d’euthanasie, et ce, même en fin de vie. D’autres diront que l’euthanasie est un acte dont l’intention est de tuer. Quant au Dr Yves Lamontagne, président du Collège des médecins du Québec, il complétait en disant «que le médecin est là pour éliminer la souffrance et non pour donner la mort».
Bref, la définition du dictionnaire rappelle que l’euthanasie est un ensemble de méthodes qui procurent une mort sans souffrance, afin d’abréger une longue agonie ou une maladie très douloureuse à l’issue fatale.
Comment trancher sur cette sérieuse question quand les spécialistes ne s’entendent pas sur la définition même du mot ? Depuis longtemps dans les hôpitaux, certaines médications sont administrées aux patients afin d’abréger leurs souffrances, au seuil de la mort. Mais doit-on aller plus loin ?
Qui prendrait sciemment la responsabilité de décider quand une personne est prête à mourir ? Et le patient, pourrait-il obliger le médecin à abréger sa vie ? De plus, devant la souffrance d’un proche, plusieurs accepteraient-ils cette idée afin que l’être aimé puisse mourir rapidement ?
Si l’on considère ce problème d’un point de vue strictement matériel, on ne peut trouver de solutions. On souhaite respecter la vie, mais sait-on ce que cela signifie ? Or, ces questions ne trouvent leurs réponses que sur le plan spirituel.
En effet, la solution se retrouve dans la trame de la vie du malade lui-même. Pourquoi certaines personnes meurent-elles dans leur sommeil, sans aucune souffrance, alors que d’autres auront une agonie difficile ? Et que sait-on de la souffrance en général ? Serait-elle reliée à un apprentissage important, ici-bas, qui amènerait cette personne à approfondir davantage le sens de la vie ?
Les expériences vécues sur terre sont un enrichissement et un tremplin qui nous conduisent toujours plus loin dans la connaissance de la création et la prise de conscience de soi et de notre évolution spirituelle.
La phase terminale vécue sur terre est un moment primordial, car elle boucle un cycle pour en ouvrir un autre avec la naissance dans l’au-delà. Et toutes les expériences qui y sont rattachées s’impriment dans l’esprit de la personne comme un cheminement indispensable qu’il s’est lui-même tissé au fil de sa vie.
Abréger sa vie sur terre annihilerait, entre autres, ces expériences nécessaires et ce temps imparti pour la compréhension de ces choses. Cela va à l’encontre des lois de la nature, celles qui régissent la création en soutenant et favorisant l’évolution de tout ce qui est vivant.
Katherine Provost
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